L’art dans le métro de Montréal – Ligne verte (Partie 1 de 3)
Station de métro Charlevoix - Photo: LM Le Québec

L’art dans le métro de Montréal – Ligne verte (Partie 1 de 3)

Vous visitez Montréal et vous ne savez que faire en une journée pluvieuse ou froide ?

Vous habitez Montréal ? Vous êtes surement très habitué avec son métro ! Mais prenez-vous le temps de regarder toutes les œuvres d’art qui y sont intégrées ? 

Parce que l’art adoucit nos âmes, LM Le Québec souhaite vous présenter les œuvres d’art du métro de Montréal, en se basant exclusivement sur le site de la Société des Transports de Montréal, que je remercie beaucoup.

Cet article commence donc la série « Art dans le métro de Montréal » de LM Le Québec, où les œuvres des 4 lignes du métro de Montréal vont progressivement être présentées.

Nous allons commencer cette série « Art dans le métro de Montréal », avec la ligne verte du métro de Montréal.

Et parce qu’il y a beaucoup d’œuvres d’art dans le métro montréalais, nous allons diviser la présentation des œuvres d’art présentes sur la ligne verte en 3 parties.

Cet article est la première des 3 parties.

Il offre un aperçu des œuvres d’art présentes sur la ligne verte métro, en commençant par le métro Angrignon jusqu’au métro Charlevoix.

Petite histoire de la ligne verte du métro

Les 1ères lignes du métro de Montréal ont été inaugurées en 1966, et n’incluaient à ce moment-là qu’une partie de la ligne verte que l’on connait actuellement.

Les travaux de prolongement de la ligne verte du métro ont débuté le 14 octobre 1971, cinq ans exactement après son ouverture.

La ligne verte devant alors être prolongée jusqu’à la rue Honoré-Beaugrand et le parc Angrignon.

Les nouvelles stations de la ligne verte ont été inaugurées en 1978.

Station de métro Monk

Puisqu’aucune œuvre d’art n’est présente dans la station de métro Angrignon, commençons tout de suite par la station de métro Monk.

L’oeuvre « Pic et Pelle » de la station de métro Monk surprend par sa grandeur. 

Son auteur, l’artiste québécois Germain Bergeron (1933-2017), est d’ailleurs reconnu pour ses oeuvres parfois gigantesques. L’œuvre de la station de métro Monk en est un bel exemple !

L’artiste utilise ses oeuvres pour indiquer son opinion sur la vie. Avec les 2 sculptures de cette œuvre « Pic et Pelle », il rend hommage aux milliers de travailleurs qui ont construit le métro de Montréal. 

Datée de 1978, l’oeuvre représente ainsi deux ouvriers maniant le pic et la pelle. D’où, le nom de l’oeuvre « Pic et Pelle ».

Chacune des sculptures a été faite à partir de tubes d’acier, qui étaient habituellement réservées à l’éclairage des rues ! 

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Station de Métro Monk – Photo: LM Le Québec

On peut trouver plusieurs autres oeuvres de Germain Bergeron à Montréal:

  • Le cycliste, dans le parc West-Vancouver de l’Île des Sœurs, dans l’arrondissement Verdun, et
  • Le tailleur de pierre (1990), dans le parc George-O’Reilly, situé à l’angle du boulevard LaSalle et de la rue Llyod-George, dans l’arrondissement Verdun.

Outre Montréal, on trouve aussi des oeuvres de l’article ailleurs:

  • au Québec (à Terrebonne, à L’Assomption, à Lachenaie, à Schefferville ou au Musée national des beaux-arts du Québec);
  • en Alberta, avec Le Patineur de vitesse 84 (1984) de l’anneau olympique de l’Université de Calgary à Calgary,
  • en Colombie-Britannique, avec Man, Robot et The Venetian du théâtre Frederic-Wood de l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver.

Station de métro Jolicœur

La station de métro de Jolicoeur est marquée par l’oeuvre « Cercles » de l’artiste et architecte Claude Boucher. Elle est datée de 1978.

C’est en regardant le sol des quais que vous verrez l’oeuvre. 

Ce sont 42 triangles de céramique orangés insérés dans autant de cercles noirs, enchassés dans le sol près de la bordure des quais. 

La couleur des triangles fait référence à la couleur de l’éclairage et à la garniture des panneaux de nom de la station. 

Mais ne vous trompez pas, ces cercles n’indiquent pas la position des portes des voitures !! Je l’ai pourtant longtemps cru !

Ces cercles servent plutôt de repère aux passagers, leur rappelant ainsi l’endroit où ils attendent habituellement le métro.

Cet architecte Claude Boucher a également collaboré à la réalisation de la station Honoré-Beaugrand et à la conception du Parc olympique de Montréal.

Station de métro Verdun

Pour certains, la station de métro Verdun est le meilleur exemple d’architecture monumentale de toutes les stations de métro de Montréal.

DOCOMOMO Québec, organisme voué à la documentation et la conservation de l’architecture du mouvement moderne rend un bel hommage aux artisans de cette station, l’architecte verdunois Jean-Maurice Dubé et l’artiste Antoine Lamarche :

Une cathédrale souterraine de béton, avec des arches imposantes et un puits de lumière si généreux qu’on en oublie la profondeur de cette station. Voilà en quelques mots une définition de ce «must» des grands fonds que le voyageur découvre au fur et à mesure de la descente des escaliers roulants.

L’artiste Antoine Lamarche a créé des bas-reliefs en béton cannelé que l’on retrouve sur tous les murs de la station.

Ces bas-reliefs donnent ainsi un jeu de lignes horizontales, verticales et obliques s’intégrant à l’architecture de la station. 

La linéarité privilégiée par l’artiste est flagrante.

L’œuvre a été réalisée au fur et à mesure que le béton était coulé, ce qui a nécessité l’emploi de dizaines de moules en contreplaqué et de baguettes de bois. 

L’artiste définit ce projet comme « un immense casse-tête avec des pièces de 4 pieds par 8 pieds qui devaient s’imbriquer parfaitement ».

Je ne vous ai pas perdu ?

Tant mieux ! Alors continuons de découvrir 3 autres oeuvres d’art dans le métro de Montréal, sur sa ligne verte.

Station de métro De l’Église

Comme la station Verdun, l’œuvre de la station De l’Église consiste en de bas-reliefs, faits en béton cannelé.

On retrouve cette œuvre partout dans les deux édicules de la station et au-dessus des escaliers mécaniques.

L’artiste pour cette station est Claude Théberge (1934 – 2008), connu dans le monde entier pour ses tableaux sur le thème des parapluies.

Station de métro Lasalle

Dans cette station de métro Lasalle, c’est l’acier inoxydable qui est à l’honneur avec l’oeuvre « Murale ». Elle date elle-aussi de 1978

L’artiste-sculpteur d’origine allemande Peter Gnass a utilisé l’ensoleillement généré par le puits de lumière pour construire l’énorme structure en acier inoxydable qui a un relief allant jusqu’à 3,3 mètres !

Située au niveau de la mezzanine de la station de métro, cette énorme structure reflète à la fois la lumière et les mouvements des personnes entrant et sortant de cette station de métro.

Fait important à noter, la station de métro LaSalle a reçu un prix d’excellence de la revue Canadian Architect. Ses architectes sont Gillon et Larouche.

Laissons l’artiste décrire son œuvre :

Vidéo de la STM

On trouve des œuvres de ce sculpteur, notamment, dans:

  • le Musée d’art contemporain de Montréal,
  • le Musée des Beaux-Arts de Montréal
  • le Musée national dees beaux-arts du Québec

Enfin, certaines de ses oeuvres sont intégrées à des bâtiments, tel que le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. 

Station de métro Charlevoix

Notre tour des œuvres d’art des stations de métro de la ligne verte s’arrête, pour maintenant uniquement, à la station de métro Charlevoix, avec l’œuvre « Verrières ».

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Station de métro Charlevoix – Photo: LM Le Québec

Nous y trouvons deux verrières aux dominantes bleues et aux accents, rouges et jaunes, à proximité des escaliers.

Grâce à ces 2 verrières, la station de métro bénéficie d’une lumière naturelle. 

Daté de 1978, cet œuvre est signé Mario Merola, artiste montréalais. Sa réalisation a été possible grâce aux services du verrier Pierre Osterrath.

Imaginez-vous: l’œuvre compte plus de 15 000 pièces et 800 couleurs différentes ! Quel casse-tête !

On retrouve d’autres œuvres de Mario Merola à Montréal et ailleurs dans le monde, par exemple:

  • dans la station de métro Sherbrooke, et
  • au pavillon canadien de l’Exposition universelle de Bruxelles.

Pour finir

Cette première rencontre avec les œuvres d’art dans le métro de Montréal nous offre déjà une belle diversité artistique.

L’œuvre que je préfère jusqu’à maintient est la verrière de la station Charlevoix, pour son coté chaleureux et lumineux.

Et vous, quelle est votre préférence ?

Dans notre prochain article, nous allons continuer notre série « Art dans le métro de Montréal » avec les œuvres d’art situées sur la ligne verte du métro, entre la station Lionel-Groulx et la station Berri-Uqam !

Restez à l’écoute !

Et si vous aimez l’art, pensez à lire notre série « Art déco à Montréal » !

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